 Ajouté le 05/02/2025 « J’appartiens à une génération qui n’a pas vécu la guerre. Et pourtant l’idée de guerre me guette et m’encercle. Plusieurs encerclements coexistent. Celui de la mémoire et du temps mais aussi l’encerclement géographique. Si la guerre n’est pas là, elle est ailleurs, plus loin et rôde toujours sur la terre, faisant advenir un « espace » de la guerre perpétuellement présent et mouvant. Un autre encerclement est celui des images portées par les récits ou la peinture, le dessin, la photographie et la vidéo, et tous ces encerclements se combinent entre eux pour se sédimenter et former un substrat, un limon enfoui en dedans de nous. La guerre est en nous, présente dans les replis de la mémoire, dans les replis de notre « corps historique ». Des « strates » de guerre qui font partie intégrante de l’Homme. Une composante majeure de sa mémoire. Proche ou lointaine, consciente ou inconsciente, elle nous constitue et constitue l’un des multiples rapports que nous entretenons avec le monde. » Dominique Fajnzang - 2014
Dominique Fajnzang travaille à l’encre et au fusain. De longues bandes de soldats se déploient dans l’espace de la galerie, silhouettes estompées dans le noir de la mémoire. L’espace de la guerre en tant qu’espace temps s’est étiré, s’est déplacé. Il emplit tout l’espace-lieu.
Vernissage le samedi 1er mars 2025 à 17h30 en présence de l'artiste à la Galerie Livandour.
Galerie ouverte le mercredi et dimanche de 14h à 18h.
Entrée libre et gratuite. |